21.05.2009
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Soumis tout naturellement aux lois et coutumes de la France de l'Ancien Régime, les habitants de la vallée laurentienne aux XVIe et XVIIIe siècles portaient tous nom et prénom. Les enfants héritaient du patronyme de leur père, et les garçons le transmettaient à leur tour à leurs enfants. Les femmes mariées conservaient leur patronyme de naissance, du moins dans les documents religieux, administratifs ou légaux.
Ces habitudes ont joué en faveur de la généalogie québécoise puisqu'elles facilitent l'identification nominative des personnes. Mais celle-ci se heurte néanmoins à des problèmes pratiques. En effet, l'orthographe n'était pas fixée, et les noms et prénoms pouvaient être écrits de plusieurs façons différentes. Si les prénoms se reconnaissent généralement assez facilement, ce n'est fréquemment pas le cas pour les noms. Le dépouillement de manuscrits anciens pose des difficultés de lecture, plusieurs lettres pouvant être confondues, problème d'autant plus redoutable que plusieurs noms se ressemblent – Boucher et Baucher, par exemple. La majorité des gens étaient illettrés, et leurs noms nous parviennent ainsi par l'entremise d'un intermédiaire et donc soumis aux aléas des prononciations, accents régionaux, etc. S'ajoutent enfin les inévitables fautes de frappe au moment de la saisie informatique.
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